Sébastien JEAN-JEAN “Comment allons-nous faire pour avoir 1 000 licenciés supplémentaires chaque année ?”

  1. Comment allons-nous faire pour avoir 1 000 licenciés supplémentaires chaque année ?

Le développement local est primordial. Mais pour cela, une prise en compte de la réalité du terrain est essentielle. Beaucoup de clubs sont dépendants d’une personne qui assume l’entière gestion de celui-ci (entraînements, administratif, relationnel…). Nous pensons utile d’engager un audit de chaque club afin de proposer une stratégie de développement en fonction des difficultés rencontrées. Elle devra s’appuyer sur les comités départementaux, les ligues régionales et sera en lien étroit avec le Projet Sportif Fédéral.

Il y a plusieurs initiatives à mener et réflexions à avoir, par exemple ;

  • Accompagnement dans la formalisation du projet de développement du club,
  • Créer deux Brevets Fédéraux, avant le BF1 pour rendre les formations plus accessibles, 
  • Développer les formations et le nombre d’éducateurs,
  • Assurer un véritable suivi des jeunes, dès qu’ils ont passé un premier niveau,
  • Placer la professionnalisation comme un vrai objectif national,
  • Aider les clubs dans les démarches administratives et les informer des moyens à disposition,
  • Proposer un “hockey pour tous” et des actions adaptées à chaque situation et à chaque population,
  • Créer des “fiches actions” pour entrer dans les établissements scolaires, les Centres de Loisirs, les animations municipales,
  • Accompagner les conventionnements avec l’Education Nationale au niveau régional et départemental,
  • Travailler sur les spécificités des politiques sportives des conseils départementaux,
  • Réfléchir à des ajustements sur l’offre des licences,
  • Généraliser les “plateaux” hockey Loisir,
  • Associer les membres des Equipes de France à des interventions ponctuellement dans les clubs, pour fédérer, inspirer et donner envie.
  1. On oppose trop souvent en ce moment le développement avec le haut-niveau… que faut-il faire évoluer pour être au rendez-vous dans 3 ans ?

Opter pour une telle approche est maladroit. Les deux enjeux ne sont ni antinomiques, ni incompatibles. Ils sont même intrinsèquement imbriqués. Plus la base de licenciés est importante, plus le (haut) niveau est élevé. Plus le niveau d’enseignement technique et collectif de nos écoles de hockey sera bon, plus le niveau de nos équipes premières sera élevé. Et les bons résultats des Equipes de France sont un facteur fort de motivation pour nos jeunes et nos écoles.

Le haut niveau doit passer par les clubs et par la qualité des staffs (entraîneurs, prépa physique, vidéo). Quelle que soit la catégorie ciblée. Si les contenus sont intéressants, les joueurs auront envie de s’impliquer et le niveau s’élèvera. Plusieurs approches doivent opérer ;

  • mettre en place des « coaching performance » réguliers, avec différents intervenants et sur des thèmes précis.
  • réclamer que l’expertise des entraîneurs nationaux bénéficie aux clubs, en intervenant sur un de leurs entraînements et en suggérant des procédés fiables.
  • favoriser l’accompagnement des équipes de jeunes par les joueurs des équipes « une », en mettant en place des formations courtes mais précises en fonction de la catégorie d’âge et du sexe. 
  • Favoriser l’encadrement des équipes de jeunes par des éducateurs et entraîneurs confirmés, car c’est à cette période principalement que se font les acquisitions techniques et collectives fondamentales. 
  • Améliorer la qualité et le contenu des entraînements des équipes « une » pour ensuite proposer de meilleurs exercices aux jeunes. 
  • Travailler sur des modèles d’exercices ou des schémas de jeux, communs pour l’ensemble des catégories au sein d’un même club. Pour que dès le plus jeune âge, joueuses et joueurs aient un format de jeu commun.
  • Accompagner les clubs pour obtenir, généralement d’une Collectivité, la réalisation d’installations sportives qui soient en adéquation avec leur programme de développement.
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