le hockey

On vous en parle...

... Le Hockey ...

“bien plus qu’un sport !”

Le Hockey,
la plus ancienne
discipline olympique !

Ce sport populaire est pratiqué dans de nombreux pays, notamment en Europe (Angleterre, Pays-Bas, Allemagne, Belgique, Espagne), dans toute l’Asie, au Pakistan, mais aussi en Argentine, Australie et en Nouvelle-Zélande. 

Le hockey est un sport spectaculaire qui nécessite de la dextérité, de l’adresse, des qualités physiques quand il s’exerce au haut niveau, et un fair-play certain. 

Original, novateur, ce jeu collectif ne peut pas se targuer en France d’avoir connu un essor relatif à ses atouts et ambitions.

En France, la difficulté pour une discipline olympique comme le hockey sur gazon consiste aujourd’hui à trouver sa place parmi un panel de disciplines plus reconnues et plus pratiquées. Et pourtant, le hockey sort globalement indemne des fléaux de certains sports : dopage, tricherie, corruption, violence. 

Il s’agit d’un des plus anciens sports, pratiqué dès l’antiquité, relancé en 1850 par les Britanniques. 

Rares sont ceux qui savent que c’est le 3ème sport le plus pratiqué au monde ! Plus de 100 millions de pratiquants, sur les 5 continents, dans plus de 125 pays.

C’est une discipline mixte, qui est composé autant de femmes que d’hommes à travers le monde. 

La volonté de promouvoir la pratique en France ne fait pas défaut, mais elle se heurte à une représentation erronée, en étant à tort associé au hockey sur glace et à sa violence. Les difficultés à être reconnu comme une discipline olympique à part entière constituent un obstacle majeur. 

Dans cette perspective, les J.O de Paris peuvent offrir un véritable héritage aux hockeyeurs français et seront, nous l’espérons tous, un véritable tremplin pour une discipline en manque de reconnaissance.

Un sport vieux comme le monde

Les historiens du sport éprouvent les pires difficultés à situer précisément les origines du hockey. Toutefois, ils s’accordent sur une chose : les jeux de crosses semblent avoir toujours fasciné les hommes.

Ainsi, d’après des gravures très anciennes, il apparaît que l’on pratiquait des formes archaïques du hockey sur gazon dans différentes civilisations antiques.

La pratique de sports similaires au hockey remonte à près de 2000 ans avant notre ère. Perses, Aztèques, Chinois, Nord-Américain, Egyptiens, Grecs, Romains ont tous laissé des traces d'une activité consistant à se disputer une balle à l'aide de crosses.

Le hockey serait né partout à la fois ! Ses ancêtres s’appelaient Kérami au Japon, Koura en Arabie, Ketkolven en Hollande, Palamaggio en Italie, Bandy au Pays de Galles, Hurling en Irlande ou encore Shinty en Ecosse. Certes, une telle énumération regroupe des pratiques parfois très différentes. Mais toutes ces disciplines partagent une série de principes de base comme de faire évoluer un objet à l’aide d’un bâton recourbé. Quant au terme hockey, il suscite de nombreux commentaires. Il serait d’origine francophone, dérivé du mot hoquet, qui servait autrefois à décrire un heurt violent entre deux objets. Progressivement, on l’aurait utilisé pour définir un jeu de balle où s’entrechoquaient les crosses. Puis il aurait servi pour désigner le bâton dont se servaient les joueurs. Voilà les origines d’un sport qui, dès le Moyen Âge, prend racine en Angleterre.

Le sport jouissait manifestement d’une grande popularité sur les terres du roi Richard. Cet attachement posait même un problème aux autorités qui s’inquiétaient de voir les jeunes adultes consacrer tant d’énergie au hockey et délaisser du même coup la pratique du tir à l’arc. En effet, seules les flèches étaient capables de répondre sérieusement aux menaces ennemies.

Le hockey fit ainsi l’objet de décisions successives d’interdiction et de réhabilitation. Il parvint tant bien que mal jusqu’au milieu du XIXe siècle, époque à laquelle il allait subir un profond remodelage. L’heure est effectivement propice aux grandes codifications. En établissant les règles des principales disciplines – football, rugby, hockey –, le pouvoir collégial ajuste l’organisation d’épreuves entre les écoles britanniques.

Le premier club digne de ce nom, le Blackheath Hockey & Football Club, voit le jour durant l’année 1861 au sud-est de Londres. Beaucoup d’autres lui succéderont, à mesure que le hockey s’inscrira dans la culture sportive britannique.

Débute ensuite une phase de grandes conquêtes. Ce sport gagne le continent où il remplace progressivement les rudes pratiques médiévales. Il se répand aussi en Asie et en Océanie par le biais des comptoirs et des colonies anglaises. La fièvre gagne l’Australie, le Pakistan, l’Inde et la Nouvelle-Zélande. Quelle réussite ! Les pionniers de cette discipline étaient pasteurs, marins, soldats, ouvriers ou simples chercheurs de bonne fortune. En quittant leur île, ils avaient emporté leur passion pour ce sport et, sur place, probablement en mal d’adversaires, ils s’efforcèrent de convertir les autochtones. Très vite, les nouveaux pratiquants se perfectionnèrent jusqu’à compter parmi les meilleurs joueurs du monde. Ils assirent du même coup le succès planétaire du plus vieux sport du monde.

Un sport olympique historique

En 1908, le hockey faisait partie des disciplines retenues pour faire partie des Jeux olympiques de Londres. Mais il disparut du programme en 1912 pour y revenir huit ans plus tard, avant d’être à nouveau délaissé en 1924.

La raison invoquée pour ces multiples voltefaces ? Il ne possédait pas d’instance internationale. Le Français François LEAUTEY s’acharna alors à combler ce manque. En 1924, il créa la FIH (Fédération internationale de hockey) grâce à laquelle le hockey reprit définitivement place parmi les disciplines olympiques à partir de 1928.

À cette époque, l’Inde survolait littéralement la discipline. Elle remporta d’ailleurs trente victoires consécutives lors de ces compétitions olympiques, glanant par la même occasion, les six médailles d’or promises au vainqueur entre 1928 et 1956.

Ensuite, les forces s’équilibrèrent et, de nos jours, nations européennes et asiatiques se partagent plus ou moins équitablement les lauriers dans les grandes compétitions internationales.

Même si le hockey fut l’un des premiers sports à être pratiqué en compétition par les femmes, ces dernières durent attendre les Jeux de Moscou (1980) pour se voir inscrites à leur tour au calendrier des disciplines olympiques.

Outre les J.O., la Coupe du Monde (créée en 1971 pour les Hommes et en 1978 pour les Femmes) est la principale compétition. Elle se déroule tous les quatre ans.

Un sport pour tous

Le hockey sur gazon compte beaucoup d’avantages, à commencer par sa diversité de pratique. Il convient aussi bien aux femmes qu’aux hommes, aux enfants qu’aux adultes. Chacun s’exprimera alors avec ses qualités : adresse, esprit d’équipe, organisation, tempérament, etc. Au fil des entraînements et des rencontres, on acquiert aussi une bonne condition physique générale.

Le hockey implique une bonne coordination de tous ses membres. Il faut tout à la fois surveiller la balle, manier la crosse et repérer les positions changeantes de ses partenaires et de ses adversaires sur le terrain – tout cela en un minimum de temps et de gestes. La première difficulté résulte essentiellement dans le maniement délicat de la crosse. On doit apprendre à s’en servir sans mettre les autres en danger.

Il se pratique à onze joueurs, dont un gardien, exactement comme le football. La surface de jeu, autrefois en herbe aujourd’hui plus souvent en synthétique (sablé ou arrosé), avoisine aussi les dimensions d’un terrain de foot avec un principe identique : pour remporter la victoire, il faut encaisser moins de buts que l’équipe adverse. Mais les similitudes s’arrêtent là.

Au hockey, la balle est beaucoup plus petite, plus dure, et les joueurs ne peuvent pas se servir des pieds pour la faire avancer. Tout se joue avec une crosse. Et encore ! Contrairement au hockey sur glace où l’on peut utiliser les deux faces de la crosse, le hockey sur gazon limite les contacts avec la face interne de la crosse, ce qui oblige les joueurs à faire preuve d’une très grande adresse. Celle-ci s’acquiert au fil des années et permet des prouesses tout à fait étonnantes, comme des contrôles aériens et des shoots en revers.

Un sport que l'on peut aussi jouer en salle !

Le hockey en salle est né en Allemagne au début des années soixante. L’aire de jeu, calquée sur les dimensions d’un terrain de handball, entraîne une réduction du nombre de joueurs. On y joue à 6 contre 6, dont un gardien de but. Cette concentration de joueurs implique également de nouvelles règles de sécurité, comme l’interdiction formelle de lever la balle ou même de la frapper. L’espace disponible est tellement étroit que l’on risquerait des accidents. Il faut donc obligatoirement la pousser en l’accompagnant de la crosse (le push). Autre spécificité de la discipline : les lignes de touche disparaissent et sont remplacées par des bandes d’environ 20 cm de hauteur qui empêchent la balle de quitter les limites de jeu. Cette petite adaptation a pour effet principal d’accélérer le jeu, en réduisant les temps morts, et d’offrir de nouvelles possibilités tactiques et techniques. On peut en effet jouer avec les bandes pour assurer une passe comme au hockey sur glace ou effacer un adversaire. Dans l’ensemble, ce déménagement du hockey sur gazon vers la salle offre une seconde jeunesse à ce sport en proposant une alternative rapide et technique. Au début, on le considérait comme une forme d’entraînement pour la période de trêve ou lorsque les terrains étaient rendus impraticables en raison de la météo. Mais le phénomène a pris une ampleur telle que le hockey en salle possède désormais ses propres championnats qui se déroulent de mi-décembre à début mars février.

Une discipline confidentielle en France

C’est en 1898 que le hockey fut introduit en France et pratiqué par quelques équipes scolaires. Les élèves du lycée Louis-le-Grand, l’Ecole Alsacienne et l’Anglo-Saxon School furent les premiers à se donner des coups de crosse sur les jambes et les parties d’alors furent suffisamment grotesques pour que les pessimistes condamnent le jeu au plus complet des insuccès.

En 1899-1900, le premier championnat de France pris forme. Les équipes, les terrains et même les règles du jeu étaient, à cette époque, bien différents de ce qu’ils sont aujourd’hui. La partie n’était qu’une suite de mêlées incompréhensibles où on avait beaucoup de mal à distinguer la balle, perdue parmi les joueurs, qui étaient plus souvent à terre, grâce aux crocs-en-jambe qui se faisaient couramment avec les crosses.

C’est à cette période que datent les premiers progrès intéressants. Les hockeyeurs français optent pour un véritable jeu collectif et davantage de technique. Mais il faut avouer que l’inexpérience était grande, et on ne songeait qu’à mettre dans les équipes des joueurs de tennis ou de football, susceptibles de faire de jolis coups, mais complètement incapables de soutenir la moindre combinaison.

En 1904, l’équipe de France était même constituée de quelques champions de course à pied, de foot et de tennis comme Max Décugis[1].

Dans les années 1915, on estimait qu’à part le Racing Club de France, le Club Athlétique International et le Stade Français, on n’avait « aucune troupe vraiment sensationnelle à applaudir »[2].

Un grand mouvement d’extension provincial s'organise en faveur du hockey durant les années 1910. Il n’était alors plus nécessaire de venir à Paris « pour voir des jeunes gens s’expliquer autour d’une balle en se donnant des coups de crosse dans les tibias », dixit Crivelli.

Les Lorrains à Nancy, les Champenois à Reims, les Beauvoisiens, les Roubaisiens, les Lillois, les Lyonnais… autant de jeunes équipes qui portaient beaucoup d’espoir.

Le mouvement de progression du hockey a été, chez les scolaires, sensiblement le même que dans les clubs, pour une raison bien simple, il s’agissait des mêmes joueurs qui le pratiquaient, le jeudi dans un lycée, le dimanche dans une société.

Déjà en 1921, Robert Guerin se demandait « pourquoi le hockey, qui est un jeu charmant, plaisant, où la finesse et le coup d’œil se conjuguent avec la course rapide et les poumons solides, toutes qualités athlétiques de premier ordre, n’est-il pas encore sorti des limbes et n’a-t-il pas conquis sa place dans la grande cité sportive ? »[3].

Pour Paulette de Croze[4], ancienne capitaine de l’équipe de France féminine, le charme du hockey, surtout féminin, découlait alors « d’un sport d’équipe passionnant où l’individualité poussée à l’extrême, le désir de briller sont nuisibles, plus que dans tout autre sport, à la réussite collective ». Mais à l’époque malgré son succès toujours croissant parmi l’élément féminin, le public s’intéresse assez peu au hockey. Cela tient probablement au fait que la balle, de petite dimension, n’est pas toujours très visible des tribunes ou aux bords des terrains, et que les règles sont compliquées pour les néophytes.

On ne sait exactement pour quelles raisons au début du XIXème siècle ce sport peu connu, mais cependant pas moins fort intéressant, acquiert une reconnaissante assez restreinte. On peut toutefois suggérer deux hypothèses, tout d’abord probablement parce que les organes sportives ne lui accordent qu’une publicité limitée, et surtout parce que le peu de terrains consacrés à ce jeu sont d’une organisation matérielle fort rudimentaire.

[1] Vainqueur 8 fois du tournoi international de France (futur tournoi de Roland Garros) en simple (1903 et 1904, 1907, 1908 et 1909, 1912, 1913 et 1914). Il remporta le tournoi de Wimbledon en double hommes avec André Gobert en 1911. Aux Jeux Olympiques en 1920, il gagna le double mixte avec Suzanne Lenglen. Il fut aussi médaillé d'argent en 1900 et de bronze en 1920 en double.

[2] Crivelli, « Tennis, hockey, paumes, balles et boules », Editions Slatkine, Paris, 1913.

[3] Robert GUERIN, Le Miroir des Sports, numéro 70, jeudi 3 novembre 1921.

[4] La Culture Physique, numéro 106, 1er juin 1909.

Coupe du monde 2016

La France l'emporte face à l'Argentine. Le résumé du match.

Nous utilisons des cookies....