Henri-Claude LAMBERT – Comment la Fédération va enfin être à la page et quels changements instaurer ?

1. Comment la Fédération va enfin être à la page ?

Une fédération est là pour fédérer, ça parait assez banal de l’évoquer, mais c’est pourtant essentiel. Cela signifie qu’il faut avoir une certaine capacité de résilience, des ressources pour œuvrer tous ensemble, sans intérêt particulier, sans corporatisme, sans autre ambition que faire tourner la machine pour le bien collectif. Fédérer c’est donc définir ensemble le projet commun… Notre approche est assez simple, nous voulons sortir d’un carcan trop restrictif, qui isole ceux qui décident, et qui ouvre le champ à ceux qui critiquent.

Notre équipe est concentrée sur un état d’esprit pleinement collectif. Nous débattons et décidons collégialement pour appliquer collectivement. Pour que ça fonctionne, il faut que nous soyons tous acteurs de notre développement et que nos processus d’information et de communication soient fluides. 

Fédérer c’est aussi accepter que tout le monde ne soit pas pareil, ne pense pas à la même chose. Il faut que nous nous adaptions aux réalités des régions et aux enjeux des clubs.

Enfin, Fédérer c’est être dans l’action, en mouvement. Concrètement, nous présentons dans notre programme plus de 130 actions, activables et adaptées à la situation du hockey en France. D’ici 2024, elles devront être mises en place, animées, propulsées sur le devant de la scène.  

Être à la page, cela veut dire vivre avec son temps. Être à la page, cela veut dire aussi être ouvert face au débat, transparent sur notre situation, honnête face à nos difficultés, lucides sur nos différences, et audacieux grâce à nos atouts.

En fait, nous n’avons pas le choix. Être à la page est nécessaire pour réussir le pari de ces 4 prochaines années !  

Pour nous faciliter la tâche, éviter les tonnes d’emails qui ne servent plus à rien, nous voulons nous appuyer sur des outils pratiques, collaboratifs, interactifs, qu’un grand nombre d’entre nous utilisons déjà pour communiquer rapidement et simplement, au sein de notre environnement professionnel.

 

2. Quels changements comptez-vous instaurer ?

Le dialogue, le dialogue, le dialogue ! L’écoute, les décisions. Mais rien ne se fera sans bonne volonté, sans sens des responsabilités. Ce n’est pas d’un côté la Fédération et de l’autre les clubs. Il n’y a pas deux mondes qui s’opposent. Les discussions de club house ou de bord de touche, c’est super pour la créativité et développer des idées, mais ce n’est pas suffisant pour définir les orientations d’une fédération qui doit réussir son pari de 2024, voire même son ultimatum.

Alors nous allons créer des commissions, non pas des comités Théodule qui commentent, mais des groupes de travail qui associent celles et ceux qui peuvent contribuer à faire gagner le hockey, en étant responsables, en délivrant, et étant transparents. Vu l’ampleur de ce qui nous attend, toutes les bonnes volontés sont les bienvenues. Nous avons notre destin entre nos mains. Trois exemples de commissions qui se mettront au travail dès février.

  • Jeux de Paris 2024 : regroupant des représentants de la DTN, du CD et de présidents de clubs. Cette instance suivra l’évolution du dossier Colombes et préparera l’héritage des Jeux pour le hockey.
  • Féminisation : proposant une stratégie marketing pour rendre le hockey accessible et attractif aux jeunes filles mais pas seulement. Avec le soutien de personnalités du hockey mais pas seulement.
  • Commission des Athlètes : rassemblant les joueurs et joueuses de l’élite, anciens internationaux ou pas, qui pourront être consultés sur des sujets touchant à la CSN, (évolution des championnats), l’arbitrage, la féminisation, les J.O, mais aussi pour préparer la relève des dirigeants des clubs, des CD, des ligues et de la FFH.

 

Nous utilisons des cookies....