David ROBERT – Comment allez-vous procéder pour pérenniser la Fédération ?

 1. Il parait que la Fédération est en faillite, qu’en est-il ?

Ce que nous savons, ce que je peux dire, c’est que la santé financière de la Fédération n’est pas celle que nous aimerions avoir pour démarrer la prochaine saison. Elle est peu réconfortante. C’est une réalité que l’on ne peut pas nier. Pour autant, le déficit constaté à la fin de l’année 2019, plus de 600 000 €, a été sérieusement réduit en 2020, il faut faire attention à ce que certains racontent !

En effet, du fait de la crise du COVID, toute une série d’actions n’ont pas été engagées. Le personnel de la fédération a été mis en chômage partiel. Les dépenses ont donc été, de fait, à la baisse. Côté recette, il est raisonnable de penser que les subventions seront maintenues. Reste que le nombre de licences est en forte baisse et que sans un redémarrage de la prise de licence en 2021, la gestion de la trésorerie sera particulièrement délicate et nous aurons très peu de marges de manœuvre.

La Fédération n’a pas été considérée, à ce stade, comme prioritaire – par rapport à la soixantaine de fédérations sportives ayant sollicité le soutien du CNOSF et de l’Agence Nationale du Sport – pour bénéficier d’une aide exceptionnelle. La situation économique de 25 autres fédérations est jugée plus préoccupante que celle de la FFH.

2. Comment allez-vous procéder pour pérenniser la Fédération ?

Pour sécuriser la situation financière de la Fédération, le nombre de solutions est limité et relève du bon sens : il faut d’abord continuer de suivre avec rigueur la trésorerie comme le fait actuellement Eric OUDRY en différant au maximum les paiements, en limitant les dépenses au strict nécessaire. Pas de fioriture. Nous évoquons, dans notre programme, des mesures précises pour piloter et coordonner les efforts.  

En particulier, nous réaliserons un audit financier immédiatement après les élections pour prendre connaissance de manière approfondie de la situation budgétaire actuelle et pour identifier tous les leviers d’économies possibles. Il ne faut cependant pas s’attendre à des montants importants car la Fédération n’a jamais été dispendieuse.

Nous le savons, la principale solution reste donc d’augmenter nos ressources externes, d’abord auprès de l’ANS – qui fait confiance à la FFH pour réussir 2024 et passer à la vitesse supérieure – et ensuite auprès de partenaires privés.

Nous irons rencontrer avec Jean-François le Directeur de l’ANS, au plus tôt après les élections pour aller demander un renforcement du soutien financier que l’agence nous apporte.

Côté partenaires privés, Eric CHARLEY a déjà fait un gros travail avec Olivier MOREAU puis Laurent BRACHET, il faudra poursuivre ces efforts, mais la Fédération n’obtiendra pas davantage de résultats sans une forte accélération de l’effort marketing.

La bonne nouvelle, c’est que notre équipe comprend des spécialistes du Marketing et de la Communication qui vont s’atteler à structurer davantage notre offre, notre marque, notre discours. Je pense à Henri-Claude LAMBERT, Marc KNIGHT et Clotilde LARROSE, sans parler de Jean-François.

Leur travail va être de définir puis de valoriser le principe d’une « marque Hockey pour rendre notre sport plus visible et plus attractif auprès du grand public, des médias et de nos futurs partenaires privés.

Aller chercher au moins 400 000 euros, même si la FFH n’y est jamais parvenue par le passé, ce n’est pas un objectif irréaliste compte-tenu du dispositif que nous mettrons en place. Il va falloir nous structurer et y consacrer un fort investissement. C’est l’engagement que nous prenons.

3. Quelles sont les perspectives dans un tel contexte sanitaire ?

Notre principale inquiétude est le nombre de licences qui est à un niveau très bas cette saison. Il faut absolument que l’activité reparte rapidement et que la prise de licence suive le mouvement. On devra probablement instaurer des dispositifs incitatifs afin d’être attractifs mais les initiatives en la matière sont limitées.

Par ailleurs, la situation des clubs face au COVID est très inégale. Nous devons être à leur écoute pour faire émerger des réponses, des solutions adaptées, pour se sortir de cette crise par le haut. Nous en revenons à la démarche qui est au cœur de notre action : être à l’écoute, dans le dialogue et la construction collaborative et concertée.

Il en va pour les finances comme dans les autres domaines, notre réussite ne peut-être que collective. Les finances de la fédération doivent être aussi un sujet partagé et pour c’est pourquoi nous serons totalement transparents et nous communiquerons mensuellement sur cette situation qui nous inquiète tous.

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